Sujets d'étude

Durant mon parcours, j'ai pu me pencher sur divers sujets de recherche concernant ma pratique du paysage. La plupart de ces sujets portaient sur les dynamiques de préservation de l'environnement et l'application des politiques écologiques à travers le paysage.

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Coulées vertes

Le concept de trame verte (greenway) est apparu en France dans les années 80 et fait l’objet d’études depuis les années 90. Cette notion revêt plusieurs noms au fil des années : coulée verte, coupure verte, ceinture verte…, et évoque des structures paysagères aux fonctions diverses. On retrouve ce même concept sous différentes appellations dans de nombreux pays, principalement en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Plusieurs typologies de trames vertes ont été établies pour tenter de catégoriser ces aménagements, une de ces typologies (explicitée dans plusieurs études, dont les travaux de Jack Ahern) consiste à catégoriser les trames par leurs objectifs : biodiversité, gestion de l’eau, récréative, patrimoniale, structurelle…

Sur cette base, j’ai comparé différentes trames vertes dans le monde, leurs objectifs et les bénéfices qu'elles pouvaient apporter, spécialement dans les milieux urbains. Ces recherches m’ont ensuite permis de réaliser le diagnostic préliminaire de projet de Loire Trame Verte.

Coefficient de biotope

Utilisé depuis 1998 à Berlin, en Allemagne, pour améliorer le cadre de vie et répondre à divers enjeux urbains, le coefficient de biotope par surface commence tout juste à être introduit en France.

Pour comprendre le fonctionnement de cet outil, il faut d’abord comprendre son objectif. Le terme biotope définit « milieu défini par des caractéristiques physicochimiques stables et abritant une communauté d'êtres vivants ». Il s’agit plus simplement d’un espace favorable qui permet l’installation d’êtres vivants et la mise en place d’un écosystème. L’objectif du coefficient de biotope est de rendre obligatoire l’insertion d’une certaine proportion d’espaces favorables, supports de biodiversité, dans les aménagements.

Il apparait déjà évident que cet outil s’applique davantage aux espaces aménagés ou à aménager qu’aux sites naturels. Il s’agit donc d’un outil à destination des milieux urbains, précisément là où l’on souhaite favoriser la biodiversité. En fixant une proportion d’espaces susceptibles d’accueillir une certaine biodiversité en ville, le coefficient de biotope pourrait permettre de mieux traiter de la Trame Verte et Bleue au sein du tissu urbain.

Le coefficient de biotope peut depuis 2014 être intégré dans les règlements des Plans Locaux d’Urbanisme communaux et intercommunaux, notamment afin de mieux intégrer la Trame Verte Urbaine. Mais comment se définit réellement ce coefficient et quel est son intérêt ? Une application au cas du PLUi de la communauté de Communes d’Erdre et Gesvres m’a permis d’apporter quelques éclairages sur le sujet.

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